La capacité à dire non (partie 1)

Femme qui lève la main en signe de non
Photo by Isaiah Rustad on Unsplash

J’ai cette peur de déplaire. Constamment. Est-ce que je vais froisser la personne si je dis non à une sortie ou à un cadeau par exemple?

J’ai été “drillée” à dire oui pratiquement toute ma vie, à devenir la yes woman. Avez-vous essayé d’être une yes woman? C’est épuisant!

“Dis-oui à toutes les dates, tu vas finir par rencontrer quelqu’un!” (quand j'étais à la recherche du prince charmant)

“Il faut que tu sortes et que tu vois du monde, c’est bon pour toi! Allez, viens à notre soirée… “

Eli est présentement dans sa phase du “non”. Ça m’énerve! mais c’est justement le point de mon article. Quand on est enfant, on apprend à dire non et je remarque que je poussais Eli à dire oui. Peut-être que c’est moi qui peut apprendre d’Eli dans ce cas...

Puis on devient une jeune fille et c’est poli de dire oui. "Comme elle est bien élevée votre fille!" Refuser est souvent mal vu dans notre société, d’où la crainte de le faire.

Le hic est qu’à force de dire oui, on plaît à tous mais on se brûle progressivement. Après avoir frôlé 4 burnouts - presque 5 - je vous confirme que prendre soin de soi AVANT tout le reste est capital.

Après tout, nous avons le rôle principal de notre propre vie.

Julie-Arsène devant le centre jeunesse de Montréal
Dire non n'est pas synonyme de tout refuser! C'est plutôt de choisir ses priorités et se choisir soi-même. Ici, j'ai dit oui pour faire un témoignage sur l'adoption, c'est le type d'activité qui m'enrichit personnellement et socialement.

Avez-vous déjà pris l’avion? Au décollage, l’hôtesse nous explique les mesures d’urgence : “Il faut mettre son masque à oxygène sur soi avant de le mettre sur une autre personne.”

Si on n’a pas d’oxygène, on ne pourra pas aider l’autre trop trop… Même chose pour notre vie. L’oxygène représente nos outils pour être bien et en santé, il faut penser à aller les chercher et les utiliser sur soi avant de penser aux autres.

C’est peut-être mon besoin de connecter ou ma peur de manquer quelque chose (j’ai passé par-dessus il y a quelques années, fiou!). Le fameux FOMO - fear of missing out.

Je disais pratiquement toujours oui aux opportunités de sorties, et de toute façon dire non était une grosse source d’anxiété.

Aujourd’hui, ça demeure imparfait mais je connais les conséquences du oui à tout prix.

Vivez-vous un tel dilemme? Aimeriez-vous vous mettre en premier plan mais pour une raison quelconque, vous finissez toujours par avoir un rôle secondaire dans votre agenda?

Agenda bien rempli avec un café et une montre
Photo by STIL on Unsplash

Parce que je sais que je ne suis pas la seule, je vous ai concocté un petit du guide du non. Êtes-vous prête? C’est par ici!

4 mythes à défaire pour comprendre le non

On peut penser - à tort - que dire non est la pire chose au monde. On peut associer ce mot à plein de conséquences telles que :

  • On va penser de moi que je suis négative.

  • On va arrêter de m’inviter si je refuse une sortie.

  • On va se rappeler jusqu’à la fin des jours que j’ai dit non aujourd’hui.

  • Cela fait de moi une mauvaise personne.

Ce sont de fausses croyances qui sont souvent bien ancrées. Oui je les ai toutes eues… Ce que je me rends compte?

  • On ne me croit pas négative si je dis non, c’est plutôt mon attitude générale qui génère un tel commentaire (si ça arrive!).

  • Je continue de recevoir des invitations même si j’ai refusé plusieurs d’entre elles.

  • Les gens oublient beaucoup plus que l’on pense… Personne ne calcule vos absences à un café, un brunch ou autres. Et oui, c’est la vie!

  • Et si la personne ne peut comprendre et passer à autre chose, peut-être que c’est un signe que vous n’êtes pas (ou plus) sur la même longueur d’onde.

Femme avec un chapeau et chemise à carreaux, soleil en arrière-plan
Photo by Allef Vinicius on Unsplash

En toute transparence, il arrive que je vive encore ces mythes.

C’est pourquoi dans une partie 2, je vous parlerai comment j’apprends à dire non. Des pistes tout en douceur pour garder un quotidien qui convient à mon rythme, tranquillement ET sûrement. Ce n'est pas parfait, mais ça aussi c'est un muscle que je pratique!

Bonne semaine chère maman et vous êtes toujours la bienvenue à m’écrire via les commentaires ou en privé!

Intéressée à ralentir le rythme un peu? Avez-vous pris l'habitude de répondre "occupée" quand on vous demande comment ça va? Si c'est le cas, vous pourriez aimer cet article!

Je suis (trop) occupée