Mon parcours de consommatrice

Femme avec une sacoche rose qui descend les marches
Photo by Tamara Bellis on Unsplash

Avez-vous toujours eu le flair des soldes? Êtes-vous le type à avoir dépensé en vêtements et accessoires dès votre plus jeune âge? Ou plutôt, avez-vous le minimalisme dans vos gênes?

Laissez-moi vous raconter mon parcours de consommatrice avant le projet La Maman Minimaliste. Vous allez voir, je pars de loin… Attachez votre ceinture, on va traverser plusieurs centres d’achats!

Le centre d’achat de Longueuil

Je débute mon histoire avec le centre d’achat Longueuil. Je devais avoir 15 ans et comme toute adolescente, mon gros fun était d’y traîner les pieds et d'y repérer les soldes.

Acheter plein prix? Pas chez nous!

Ma mère refusait d’acheter plein prix, son gros fun à elle a toujours été de négocier.

Cela faisait déjà quelques temps que j’avais commencé à acheter mes propres vêtements et j’avais toujours le nez fouiné dans le rack à aubaines. Je me suis obstinée à acheter des vêtements sans grande qualité et peu durables, qui se sont accumulés en piles dans ma garde-robe.

C’est d’ailleurs au centre d’achat Longueuil que j’ai distribué mes premiers cv et que j’ai eu mes premières entrevues… Je peux vous confirmer que travailler dans un centre d'achat est la combinaison gagnante pour déplacer sa paye d’un commerce à un autre, quelques mètres plus loin!

Rouges à lèvres MAC illustrés en néon
Photo by Alex Holyoake on Unsplash

Le centre Eaton

J’ai récidivé quelques années plus tard en postulant au Jacob au centre Eaton, le temps d’un Noël. J’y ai travaillé quelques semaines et en janvier, TOUT avait été dépensé en cadeaux et en vêtements. J’avais une nouvelle garde-robe mais j’étais - force est d’admettre - sans le sou.

La réalité est que j’ai toujours aimé acheter.

Je regardais les magazines, me promènais dans les boutiques, m'imaginait toute une vie avec les vêtements dans les mains, le temps d’un instant.

Dans les années 90, il y avait aussi un autre discours que celui d’aujourd’hui. Personne ne parlait de réduire, c’était plutôt la glorification de la consommation, du neuf, d'avoir un logo sur son chandail.

Partout où je me baladais, c’était l’ère des Oakley, Pepe Jeans, Gap, Guess, Lacoste, Levi's et compagnie. 

Le vrai prix de mon achat

J’étais celle qui partait avec son sac à dos le 26 décembre, affrontant les foules au centre Eaton. Acheter le même chandail en 4 couleurs différentes au Gap? C’était moi!

J’étais celle qui achetait quelque chose chaque semaine pendant les quatre ans que j’ai travaillé au centre-ville. Place Ville-Marie, centre Montréal Trust : j'y étais. Dès que je voyais le mot rabais, mes pieds suivaient…

Mes cosmétiques en spécial? “Prenons-en deux ou trois ou quatre, juste au cas où…”

Justement. 

Au cas où quoi? Qu’il ne soit plus jamais en spécial d’ici les prochains mois? Que le produit soit discontinué? 

 

Happy Life indiqué sur la vitrine d'un commerce
Est-ce que l'action d'acheter nous rend heureuse? Le temps d'une minute oui. Puis après - selon mon expérience - on retourne dans notre routine. Le réconfort disparait et il faut acheter à nouveau pour retrouver ce même réconfort.
Photo by Pier Francesco Grizi on Unsplash

Le pattern était fort et bien ancré, ça été long de défaire tous ces réflexes... J’aurais aimé qu’on me dise que le réconfort ne se trouve pas dans des objets. J’aurais aimé réalisé plus tôt que les cadeaux peuvent être donnés en temps.

Quand mon salaire me glissait entre les doigts

J’ai évité l’endettement pour une raison bien simple : je travaillais tellement fort pour "profiter" des rabais que j’étais horripilée à l’idée de payer des intérêts aux Visa et Mastercard de ce monde.

Mais quand tu as 17 ans, que tu travailles seulement quelques mois par année, que tu commences à sortir, à t’acheter plein de vêtements car tu cherches ton style (et ton identité), ça fait beaucoup de dépenses. La possibilité de s’endetter est énorme!

Et si on consomme de la sorte à 17 ans, il est fort probable qu’on entretienne les mêmes réflexes à 35 ans. Oui, une grosse partie de mon salaire m'a glissé entre les doigts pendant presque deux décennies... 

J’aurais aimé découvrir les valeurs minimalistes dès mon jeune âge. Cette pression inutile que je me mettais sur les épaules d’offrir absolument un cadeau neuf avec un gros logo. J’adore les cadeaux, mais pourquoi cette course au plus gros et au plus cher? Et tout le temps passé à chercher les aubaines…

Julie-Arsène lors d'une dégustation de vin
Ce qui fait vraiment plaisir à une minimaliste? Des choses qui se consomment ou des activités, telle cette dégustation au vignoble Stratus lors d'un voyage à Niagara On The Lake.
Julie-Arsène

Une trentaine en transition

“Julie-Arsène, peut-être devrais-tu acheter de la qualité pour que ça soit plus durable?”, me dis-je à moi-même au début de la trentaine.

Je n’avais pas encore le mindset d’avoir “moins”, mais j’ai franchi le premier pas vers la qualité. Je vous mentirais en vous disant que j’achète toujours chez les petites boutiques locales. Mon budget a fluctué au cours des années, alors des fois c’est oui, et parfois ce sont les grandes chaînes (moins éthiques). Tranquillement et sûrement.

Quand j’ai emménagé dans mon studio et que j’ai dû littéralement construire ma propre garde-robe, je n’ai toujours pas eu le déclic d’avoir “moins”. J’ai simplement rempli des valises que j’ai entassé dans mon espace de rangement au sous-sol et une fois de temps en temps, je les sortais pour y “magasiner”.

Julie-Arsène et Spiderman au ComicCon Montréal
Un autre exemple de consommer différemment? Rencontrer Spiderman et plein d'autres superhéros au ComicCon. On redevient enfant, le temps d'une fin de semaine et ça laisse des souvenirs mémorables!
Julie-Arsène

Le déclic s’est vraiment fait quand j’ai décidé de fonder une famille et que j’ai rencontré mon chum à ce moment-là. Son emménagement dans mon studio, puis notre déménagement dans plus grand m’a ouvert les yeux sur tous les objets qui m’entourait. C’est-à-dire des montagnes de choses!

Beaucoup de vêtements, mais aussi de la vaisselle, des collections de toute sorte et des bibelots à la pelle.

J’ai empilé une vingtaine de robes que je ne portais plus (j’ai fait quelques heureuses je crois!) et ça été mon rendez-vous avec le projet 333 et les garde-robes capsules.

 

La morale de cette histoire?

Nous avons toute la capacité de changer.

J’ai consommé avec frénésie toutes ces années et aujourd’hui, je choisis plus soigneusement ce qui entre sous mon toit. Bien sûr que j’achète encore, seulement j’achète différemment. Et beaucoup moins.

Et vous, à quoi ressemble votre histoire?

Julie-Arsène lors du Lolë White Tour dans le Vieux Montréal
Un autre exemple d'expérience fort agréable que j'ai vécu il y a quelques années : le Lolë White Tour dans le Vieux Montréal!
Julie-Arsène lors du Lolë White Tour

Vous voulez en savoir plus sur mon parcours et savoir comment chacune a la capacité de changer? Jetez un coup d'oeil à cet article!

Mon (long) parcours pour devenir minimaliste