Mon (long) parcours pour devenir minimaliste

Julie-Arsène et la chienne Coco sur le Mont-Royal
Avec notre chienne Coco sur le Mont-Royal!
Julie-Arsène

Minimaliste, voilà, le mot est dit.

Est-ce une mode? Est-ce nécessaire? Est-ce un contre-pied à notre société occidentale qui consomme continuellement?

J’ai été élevée dans une maison typique de banlieue. Une très belle maison avec BEAUCOUP d’opportunités de la remplir d’objets. Ma mère me gardait des vêtements pendant des années, “au cas où ça va te faire”, me répétait-elle. Quand mes parents ont décidé de terminer le sous-sol, une garde-robe en cèdre a pris forme, remplie de vêtements occasionnels “au cas où nous aurions une soirée”.

Quand mes parents se sont séparés, vous auriez dû voir la vente de garage. Ben du stock. Presque tout parti. Puis renouvelé, chacun de leur côté.

Quand il faut refaire sa vie, ça vient souvent avec un nouveau kit de vaisselle.

Et un lit. Et un sofa. Et pourquoi pas un 2e.

Saviez-vous que : 1 personne sur 10 aux États-Unis loue un espace de rangement? Et que la maison moyenne a plus que triplé depuis les 50 dernières années? Ça en fait des pièces à remplir! Et le Canada suit cette tendance...

Unités de rangement
Photo by Steve Johnson on Unsplash

Y rêver, puis devenir minimaliste

Chaque personne a son propre parcours, sa propre histoire. Devenir minimaliste est une nouvelle façon de me définir, mais ce n’est pas la seule. Le mot “minimaliste” est un peu comme celui “écologique” : il a une saveur et une couleur différentes d’une personne à l’autre. Et c’est très bien comme cela.

Certaines seront minimalistes dans la quantité de jouets pour leurs enfants, d’autres le seront envers leur garde-robe. Peut-être que d’autres préfèrent des murs blancs, ou plutôt de miser sur des expériences que des objets comme cadeaux.

À chacune son approche.

Et moi?

Je rêvais secrètement d’être nomade à 12 ans en ayant avec moi-même seulement le strict minimum. Je me disais que je pourrais visiter chaque continent, rencontrer des gens, en portant le nécessaire sur les épaules (ou presque =).

Vingt-cinq ans plus tard, je me suis effectivement promenée d’un continent à l’autre. Le contenu de ma maison ne se porte pas sur mes épaules, mais j’ai réussi à lentement transformer mon chez-moi.

Et surtout, à m’y sentir bien.

Ma chambre dans un appartement antérieur
Ne vous fiez pas au bon ordre de cette pièce! Pendant que je rêvais d'être nomade, il y avait des objets dans tous les recoins de ma chambre, cachés dans des paniers et mes commodes. Ma bibliothèque comptait deux rangées de livres pour chaque cube...
Julie-Arsène

Déménager

J’ai eu plusieurs appartements au fil des ans. Un déménagement m’a particulièrement marquée : mon premier achat en tant que propriétaire. Je louais un 7 ½ et j’ai emménagé dans un studio.

Ouch. J’avais accumulé énormément de meubles et j’ai atteint l’extrême avec un grand sept pièces!

Je suis une fille qui aime les défis, donc j’ai vu cette transition comme une aventure. J’ai acheté sur plan et pendant des mois - près de 14 pour être exacte -, je me demandais où iraient mes vêtements.

Pas de garde-robe, des calorifères là où j’aurais pu mettre un meuble… Et justement, où mettre tous mes meubles?

Photo de mon studio lors de mon déménagement
Mon studio finalement construit! Il y avait quelques boîtes déjà arrivées avant le "vrai" déménagement.
Julie-Arsène

J’ai débuté par vendre mes meubles qui ne feraient pas parti du décor. Mon erreur a été de remplir au maximum mon nouveau locker “au cas où”. J’ai déménagé au moins 15 boîtes de livres et un coffre rempli à craquer que je n’ouvrais jamais.

Comme tous mes déménagements, j’ai loué un 16 pieds cube chez Uhaul, demandé à des amis leur aide, et nous voilà en train de charger le camion au complet.

Je suis restée un peu plus de 3 ans dans ce condo et tranquillement, le processus de minimalisme a pris forme.

Très tranquillement mais sûrement.

La valeur des objets

Un objet peut avoir une valeur (sentimentale et/ou monétaire) ou non. Dans notre famille, nous avons des gènes de collectionneurs et sommes de grands sentimentaux, alors disons que ça fait des pièces bien remplies!

Il est facile d’associer des souvenirs à des objets ou à des cadeaux reçus. Quelle est la valeur des objets que vous accordez à ceux autour de vous pendant que vous lisez ces lignes? Est-ce qu’un objet a une valeur lorsqu’il est dans une caisse, bien caché?

Pour mon récent déménagement. j’ai changé d'approche. J'ai fait le tri AVANT, bien préparé mes caisses et je me suis posée les questions suivantes pour chaque objet :

  1. Est-ce que cet article m’apporte de la joie? (merci Marie Kondo!)

  2. Est-ce que cet article améliore mon quotidien?

Ces deux questions m’ont aidé à éliminer le très grand superflu chez moi, et ce de façon durable.

***

Aujourd’hui, j’ai toujours mes gênes de collectionneuse avec mes 1001 photos dans … Google photos. Je collectionne aussi les listes : épicerie, idées de sorties, sujets potentiels pour des articles (c’est pour vous ça!), et j’en passe. C’est une étape à la fois, j’y vais à mon rythme.

Je finirai en vous disant que mon esprit est plus apaisé quand je reviens à la maison, puisque mon environnement est comme je l’ai imaginé. Non, ce n’est pas plus vert chez le voisin. Et ça laisse tout l’espace à mes idées de mijoter et de se transformer en projet…

Et vous, d’où vient votre intérêt pour réduire la quantité d’objets chez vous?

Pour garder le filon et découvrir comment je me suis désencombrée de 2000 objets, je vous suggère cet article :

Comment je me suis libérée de 2000 objets